Le Paradis Bolivarien...

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Message par The Snake le Mar 16 Mai 2017 - 19:59

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Venezuela: deux manifestants tués, 41 morts depuis début avril



Deux manifestants de 17 et 33 ans sont décédés au Venezuela, portant le bilan à 41 morts en six semaines de protestations pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, a annoncé mardi le parquet.

Diego Hernandez, 33 ans, "est mort hier (lundi) après avoir reçu un tir (d'arme à feu) lors d'une manifestation" à Capacho, dans l'Etat de Tachira, frontalier avec la Colombie, a indiqué le parquet, précisant qu'un policier a été "arrêté" pour ce meurtre.


Plus tôt, le ministère public avait annoncé le décès, dans la matinée, d'un jeune homme de 17 ans, blessé la veille par balle lors d'un rassemblement contre le président Maduro.


Il se trouvait "à proximité de la manifestation, lorsqu'un groupe de personnes est arrivé soudainement et a tiré à plusieurs reprises, blessant le jeune homme" au niveau de la tête, selon le parquet.


Le bilan de 41 morts de cette vague de manifestations et violences, qui survient dans un contexte de profonde crise économique et politique, est le plus lourd depuis les marches de 2014 qui avaient fait officiellement 43 morts.

Lundi, des milliers d'opposants au chef de l'Etat ont bloqué les principales routes du pays, une journée émaillée par des violences. L'opération, nommée "grand sit-in contre la dictature", a mobilisé pendant une douzaine d'heures des manifestants dans une cinquantaine de points stratégiques du pays.


L'objectif était de "rendre ingouvernable" le Venezuela, déjà secoué par une profonde crise politique depuis des mois, qui s'ajoute au marasme économique de ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut, a expliqué aux journalistes Freddy Guevara, vice-président du Parlement contrôlé depuis fin 2015 par l'opposition.


L'opposition exige des élections générales anticipées et rejette la décision du chef de l'Etat de convoquer une assemblée constituante pour réformer le texte suprême datant de 1999, estimant qu'il s'agit d'une manoeuvre pour repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2018 et s'accrocher au pouvoir.

Nicolas Maduro est confronté depuis le 1er avril à une vague de manifestations hostiles quasi quotidiennes. Au moins 155 civils ont été emprisonnés sur ordre de tribunaux militaires, a dénoncé l'ONG Foro Penal.


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Re: Le Paradis Bolivarien...

Message par Nadou le Jeu 18 Mai 2017 - 10:37

Venezuela: Maduro déploie l'armée

Le retour des dictatures d'Amérique du Sud ?


Je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends.
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Nadou

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Re: Le Paradis Bolivarien...

Message par The Snake le Jeu 18 Mai 2017 - 14:25

Nadou a écrit:Venezuela: Maduro déploie l'armée

Le retour des dictatures d'Amérique du Sud ?

Bolivarisme et écologie... 



Le Venezuela, déjà à l'époque de Chavez, reste un des pires pays pollueurs de la planète. Le Méchant Con "écolo" est une imposture risible: Le Bolivarisme qu'il nous vante n'est pas plus Ecolo qu'il  n'est démocratique... 


Le Méchant Con aime autant les dictatures sanguinaires que les massacreurs de l'environnement qui dévastent, au nom de leurs propres profits et des comptes numérotés des membres de leur famille, des régions entières... Ce sont ses héros et  il les célèbre tous!


C'était en 2012, mais, de ce que l'on sait, le carnage écologique vénézuelien, au delà des massacres de manifestants organisés par Maduro, se poursuit aujourd'hui avec le même joyeux entrain. Tout le système pétrolier au Venezuela est en état de décomposition avancée, en lambeau, et il fuit partout dans la nature et dans la mer auprès des terminaux pétroliers...
 
La pollution de la mer au Vénézuela est telle que les tankers qui y viennent remplir leurs cales, sont interdits de quitter les eaux territoriales tant que leur coque n'a pas été nettoyée par des centaines de plongeurs qui grattent les couches de pétrole qui la recouvre. Selon les marins, sur les approches des terminaux pétroliers au Vénézuela, on navigue plus sur du pétrole fuyant comme vache qui pisse de tous les pipelines que sur de l'eau de mer... 


C'est vraiment bien, le Paradis Bolivarien...


Le Venezuela tente de cacher une énorme pollution au pétrole



Le Venezuela fait face à de multiples fuites de pétrole, et l’une d’elles, dans l’État de Monagas, a pris une ampleur inédite.
Le gouvernement essaie de masquer le problème et d’intimider ceux qui dénoncent la dangerosité de l’eau. L’or noir demeure la première ressource du pays.




Le 4 février dernier, un oléoduc se rompait près du village vénézuélien de Jusepi n. « Environ 80 000 barils de pétrole », soit 12 millions de litres, selon le biologiste Antonio Machado, spécialiste de l’écologie tropicale à l’Université centrale du Venezuela, se déversaient alors dans la rivière Guarapiche. C’était la « plus grande catastrophe mondiale en eau douce », selon le Réseau des sociétés scientifiques vénézuéliennes et différents experts. L’accident le plus important qu’ait connu le continent américain après la marée noire du golfe du Mexique en 2010 aux États-Unis.

Le gouvernement n’a jamais communiqué l’ampleur de la catastrophe. La société nationale de pétrole, PDVSA, n’a pas réagi immédiatement. « La fuite a eu lieu à 6 h 30 du matin. Ils ont arrêté la fuite seulement le lendemain à 10 heures », soutient José Bodas, président du syndicat de la Fédération des travailleurs du pétrole vénézuélien (FUTPV). Le ministre de l’environnement dément : « Le protocole de sécurité » s’est appliqué « immédiatement » assure-t-il, tout en avouant que le pétrole s’est répandu « durant vingt heures ».

« Tout le Guarapiche était noir ! », raconte Maria, habitante de Jusepin, la seule personne dans le village qui accepte de parler. Du 4 février au 18 mars, toute l’agglomération de la capitale de l’État de Monagas, Maturin (400 000 habitants), n’a plus eu d’eau courante. Les pouvoirs publics ont organisé des tournées de camions-citernes qui parcouraient la ville et remplissaient les réservoirs des habitants. Aujourd’hui encore, environ un tiers des habitants est affecté.

Plus un seul poisson

Le gouvernement a fait pression sur les Eaux de Monagas pour que l’eau soit de nouveau acheminée vers la ville de Maturin, répétant que « 95 % des hydrocarbures qui ont fui ont été ramassés ». Le ministre de l’environnement, Alejandro Hitcher, s’est fait menaçant : « Si le gouverneur et le maire continuent à vouloir créer une crise (…), nous prendrons les installations, l’infrastructure et nous amènerons nous-mêmes l’eau sur place. »

Le gouvernement a refusé que des experts internationaux analysent l’eau. Le gouverneur de Monagas, José Gregorio Briceño, surnommé « Le chat », a été suspendu du Parti socialiste vénézuélien pour « faiblesse idéologique ». Il continuait de refuser que l’eau soit puisée dans le Guarapiche, au nom de la santé publique des habitants de la région. La radio locale de son frère, « Caicareña 100.5FM », a même été fermée. Officiellement, elle n’était pas enregistrée auprès de l’organisme de régulation des télécommunications et n’aurait pas payé sa redevance.

Sur place, à San Vicente, non loin du lieu d’approvisionnement en eau de Maturin, l’ouvrier agricole Daniel Rodriguez, tout en ayant « confiance enPDVSA pour nettoyer », sourit quand des personnes extérieures disent qu’elles ont vu à la télévision, quinze jours après la catastrophe, que tout était réglé. « La rivière est toujours contaminée. Il n’y a plus un seul poisson. » Il n’arrose ni ses tomates, ni le maïs, selon lui beaucoup moins haut que l’année précédente.

«Une grande partie du pétrole trouve dans les profondeurs du cours d’eau»

Plus au nord de Maturin, en aval, à Caripito, sur la rivière Colorado où se jette le Guarapiche, non loin du Parc national Turuépano, des hommes en blouse blanche perméable remplissent des sacs poubelle de branchages suintants de pétrole. Ce sont des habitants de Caripito, embauchés à la journée par PDVSA. Ils seraient comme eux entre 2 400 ou 3 000 selon la société à « nettoyer ».

« Nous devons ramasser tout ce qui flotte et qui est pollué », explique Elia Hernandez. « Au début nous remplissions des sacs entiers de poissons. » Des filets marron suivent le cours du Colorado, sans que les barrages flottants ne semblent les arrêter. À marée basse, les mangroves découvrent leurs racines noires.

Le biologiste Antonio Machado est sceptique sur le résultat : « Les plantes touchées infectent à leur tour l’eau. Une grande partie du pétrole ne se trouve pas à la surface mais dans les profondeurs du cours d’eau. » Antonio Machado et José Bodas critiquent « un manque de maintenance » des infrastructures qui nourrissent pourtant les projets sociaux du pays.

Le gouvernement évoque, lui, « des sabotages ». Le 21 mars, alors que l’opposition remettait en cause la qualité de l’eau de la capitale Caracas, le président Hugo Chavez a qualifié la diffusion de telles informations de « campagne terroriste ».


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