Plouf Plouf Plouf

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Plouf Plouf Plouf

Message par Extra Lucide le Lun 10 Avr 2017 - 19:58

MACRON....PLOUF


LE PEN.....PLOUF


FILLON....PLOUF




MELENCHON PRESIDENT !


grenouille grenouille grenouille

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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par catimini le Mar 11 Avr 2017 - 6:25

Maya sors de ce corps ....
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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Caïman13 le Mar 11 Avr 2017 - 8:18

Extra Lucide (???) prend cinq minutes et lis le programme de Mélanchon ! Et tu verras ce que ce stalinien veut faire de ta "lucidité"... Un grand PAF dans la gueule !
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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Extra Lucide le Mar 11 Avr 2017 - 11:12

Tous ensemble pour leur foutre au cul et renouveler le genre humain. Ce serait trop beau !




      

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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par laruche le Mar 11 Avr 2017 - 11:19

Caïman13 a écrit:Extra Lucide (???) prend cinq minutes et lis le programme de Mélanchon ! Et tu verras ce que ce stalinien veut faire de ta "lucidité"... Un grand PAF dans la gueule !

avant de faire des comparaison aussi fumeuses , révise un peu ! staline et mélanchon , on autant de points communs , qu'une otarie , et un zèbre .


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Message par Angèle Dessalère le Mar 11 Avr 2017 - 11:33

Je ne suis pas Plouf Plouf Plouf non plus rires

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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Caïman13 le Mar 11 Avr 2017 - 13:03

Je compare Staline et Mélanchon parce que c'est le même genre de régime qu'il compte instaurer... Ne pinaillons pas sur l'identité des personnages !
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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par laruche le Mar 11 Avr 2017 - 15:35

pas du tout , on est a cent milles lieux . mélanchon propose juste de revenir sur le libéralisme a outrance , pas question de mettre en commun autre chose , que l'état . limiter l'enrichissement ce n'est pas le communisme , qui lui mets en commun l'enrichissement . on a connu , des limitations au libéralisme et ce n'est pas pour autant que l'on appelait cela du communisme . moi , je suis communiste anarchiste , mais certainement pas mélanchon .


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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Keltys le Mer 12 Avr 2017 - 20:05

Les potes de Mélenchon, Staline,PolPot, n'avaient pas,eux aussi, avertis leurs peples de ce qui allait leur arriver
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Patati Patata

Message par Extra Lucide le Mer 12 Avr 2017 - 20:50

Un Sms de Macron à son porte parole concernant Mélenchon à fuité !




Gloire à un opérateur du groupe Orange qui bien que resté anonyme à prit le risque de perdre son travail. Celui ci à transmis à nos journalistes un SMS intercepté que Macron aurait envoyé à son porte-parole concernant un de ses concurrents les plus sévères en la personne de Mélenchon.

En effet suite au meeting impressionnant du candidat de la France insoumise où 70 000 personnes scandaient "résistance" au vieux port Marseillais, Macron a semble-t-il réagi à chaud. Voici ce message assez croustillant :

"Bon là on a un vrai problème, s'il continue à dire la vérité aux gens, à leur expliquer comment fonctionne la finance et qu'en plus la TV commence à relayer ses meetings, ni moi ni Fillon n'allons pouvoir continuer longtemps à faire illusion.

Faut que j'appelle Drahi et Dassault qui l'allume un bon coup pour faire peur aux gens en ressortant des vieux trucs bidons sur lui genre communiste, Chavez etc. comme d'hab.

J'ai eu Fillon il ne serait pas contre non plus apparemment ! M. Gattaz m'a encouragé à discuter avec son autre poulain et je pense qu'on peut négocier, t'en penses quoi ?

Le mot d’ordre à faire passer aux équipes c'est " Danger " Mélenchon est dangereux pour le pays tatati tatata, J'ai eu Barbier et Cohen au tel, ils vont l'allumer aussi et mon petit Nicolas Doze va nous faire un truc bien dégueulasse en parlant des marchés qui chutent à cause de lui patati patata...

Appels quand tu rentres de Suisse, on peaufinera."

On notera que le lendemain les agissements des personnes citées semblent confirmer les dires du candidat en marche, peut être à reculons maintenant...

Propos recueillit par Yvan Duvent

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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par laruche le Jeu 13 Avr 2017 - 4:25

on a l'habitude de ce genre de conneries ! mais ce coup là , ils ont plus de mal a faire passer le message . ce genre de saloperies s'adresse aux neuneux , et eux ils ne votent même plus , ou alors marine ! Very Happy


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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Caïman13 le Jeu 13 Avr 2017 - 6:41

Les  neuneux ? Mais ce sont ceux qui vont voter Mélanchon en croyant que demain on va raser gratis parce qu'on aura plumé les "riches" !
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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par laruche le Jeu 13 Avr 2017 - 11:45

personne ne parle de raser gratis ! et il ne s'agit pas de plumer les riches , juste rendre a césar ce qui est a césar !


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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Caïman13 le Jeu 13 Avr 2017 - 13:24

Rendre à "César" ce qui est à "César" ? Non mon gros, car ce "César" n'a aucune raison de récupérer du fric qu'il n'a pas gagné !
Or ceux que tu vises, ce sont des gens qui ont gagné leur fric par leur travail, leur intelligence et leurs savoirs. Pas des branleurs assistés !
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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Extra Lucide le Jeu 13 Avr 2017 - 14:00

Je vois surtout des gros trouillards qui se laissent abuser par le robot Macron..des fois que ça mettrait leur petite vie tranquille en danger.
Oui ça sent mauvais (dixit FH) mais l'odeur de l'oseille on sait d'où elle vient, elle vient de loin et depuis trop longtemps.  Tremblez vieilles carcasses...l'heure du grand ménage est arrivé.


*Les étudiants de Sciences Po voteraient en masse pour Méluche...Bravo !

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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par laruche le Ven 14 Avr 2017 - 2:06

de quoi ? le seul qui enrichisse , c'est le travailleur ! personne d'autre ! et comme par hasard , le pognon se retrouve dans d'autres poches .  tu vas nous faire croire que , des bettencourt , drahi , ou autre dassault se sont tués au travail ? ben voyons ! arrêtes j'ai les lèvres gercées !


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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Caïman13 le Ven 14 Avr 2017 - 6:28

Un chef d'entreprise ce n'est pas un travailleur ?
Un professeur d'économie qui fait 18 heures de cours par semaine, c'est un "travailleur" ?
Quand on pense que des ignares comme lacruche vont aller voter !
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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par laruche le Ven 14 Avr 2017 - 12:03

qui t'as dit qu'un chef d'entreprise , n'était pas un travailleur ? ça va pas la tête ! et oui , un prof est aussi un travailleur ! et même un retraité , ainsi qu'un chômeur . juste redonner une cohérence aux revenus !


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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Extra Lucide le Ven 14 Avr 2017 - 13:34

« Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisies, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance ».
                             

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Pour les naïfs

Message par Extra Lucide le Ven 14 Avr 2017 - 14:19

2017, le coup d'Etat.

PIGA dans Politique Internationale 24 Mars 2017



« Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisies, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance ».
                                                                                                                        Louis Calaferte.

AVERTISSEMENT :

Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Il serait trop long de les énumérer ici. Loin de tout name-droping, vous trouverez en fin de publication les références. Mais tout est vérifiable. Attention, cependant aux sites complotistes, confusionnistes où d’extrême droite. Assurez vous que les sites que vous consultez soient reconnus pour le sérieux de leurs publications. Préférez les sites de recherches universitaires. A ceux qui disent que cet article est complotiste, il s’agit, tout simplement, d’un propos irresponsable qui a pour objectif de discréditer toutes critiques à l’égard de pratiques qui mettent en danger la démocratie. Mais plus grave encore cela permet de les avaliser. Il est urgent de cesser ce genre d’accusation un peu simpliste et de poser les vraies questions. En l’occurence a-t-on oui ou non utilisé l’appareil d’État à des fins de stratégies politiques? Les relais d’influence sont -ils réels ? Les media et les instituts de sondage sont ils indépendants? etc. Ce sont les questions centrales du débat.


Propos liminaires.


Une fois de plus, cet article est long. Prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie
L’heure est grave.


Avant –propos.




En 2005, vous avez, pour certains d’entre vous, participé au referendum du TCE (Traité pour une Constitution Européenne) vous avez détesté le battage médiatique outrancier pour le « oui » ? Vous avez applaudi son rejet par 55% des Français ? Vous avez protesté contre la transformation du TCE en Traité de Lisbonne adopté par le Parlement réuni en Congrès en 2012 ? Vous avez hurlé au déni de démocratie ? Un coup porté à la voix du peuple…un véritable coup d’État ?
Eh bien c’est, à peu de chose près, ce qui se passe aujourd’hui pour faire élire un candidat choisi par la même oligarchie, par les mêmes élus de gauche et de droite, par les mêmes media et pour les mêmes objectifs. Exactement les mêmes. De VGE à Cohn Bendit en passant par Hollande et Bayrou, de TF1 à Libération, du Monde au journal Les Échos, les Pineau, Arnault, Bolloré, tous participent à la promotion d’un seul et même vœu… le « oui » pour Emmanuel Macron.
Dans « Macron ciblé par la CIA » publié sur ce même blog (que je vous conseille de lire avant cette publication) il a été démontré comment ce jeune banquier-énarque a été porté au cœur de l’appareil d’État par des apparatchiks européistes et atlantistes.


Aujourd’hui, il est l’heure pour ces gens là de passer à la phase opérationnelle. Ce qui se prépare en France à l’occasion de ces élections présidentielles peut être qualifié de coup d’État, tant les séquences collent exactement à la définition qu’en font des spécialistes.


Par la manipulation de l’opinion publique et la maitrise des structures de l’État, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques, des élus et des journalistes véritables mercenaires au service des patrons de grandes entreprises multinationales et de la finance internationale tentent de soumettre le peuple français à un destin qu’il ne s’est pas choisi. De gauche à droite, du PS au Centre, contre le restant de l’échiquier politique une minorité s’apprête à prendre le pouvoir en France.
Lisez attentivement ce qui est écrit. C’est édifiant !



EN GUISE D’INTRODUCTION








La candidature de Macron : un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?



Un article signé Bruno Roger Petit, dans le numéro de « Challenges » du 15 mars 2017 et titré « Mélenchon et sa constituante : l’inquiétante promesse d’un coup d’état permanent… » raconte : « Depuis des mois, sous prétexte de renouveau démocratique, Jean-Luc Mélenchon promet une assemblée constituante pour aller à la VIe République. En apparence, c’est démocratique, mais si l’on y regarde de plus près, ce projet du futur Mélenchon s’apparente à un coup d’État populiste ».


Cet article est, en vérité, un contre feu. Il est l’arbre qui cache la forêt.


Après s’en être pris, sur le même registre, à Fillon et à Le Pen, Bruno Roger Petit qualifie, avec une mansuétude consternante, la candidature de Macron de « 18 Brumaire de la bienveillance ». Mansuétude ? Pas tant que ça. L’employeur de ce journaliste n’est autre que Claude Perdriel, patron de presse et… soutien actif de Macron.
L’observation est cocasse dans la mesure où c’est en France, à l’occasion du 18 Brumaire, que nait l’expression « coup d’État », celui de Bonaparte…


Ce journaliste serait-il assez pervers pour nous suggérer de façon subliminale ce qui en train de se tramer dans cette élection ? Après l’analyse, pour le moins farfelue, de la constituante de Mélenchon (que dire alors de la Constitution de 1958 !?!), voyons si la candidature de Macron est un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?


AUTOPSIE D’UN COUP D’ÉTAT








D’un point de vue historique – y compris dans l’époque contemporaine – le coup d’État a été l’un des moyens les plus fréquemment utilisés pour accéder au pouvoir. D’ailleurs selon les spécialistes plus de la moitié des gouvernements du monde le seraient devenus grâce à ce procédé.


On peut décrire de manière assez précise les techniques opératoires, violentes ou non, de la prise de pouvoir. Ainsi, on observe qu’il s’agit d’abord, pour les auteurs, de s’emparer des structures de l’État, de s’assurer de la maitrise de l’opinion publique, de veiller à une synergie avec le contexte international avant de légitimer le processus, soit par la force, soit par des élections.


Nous allons dans cette publication analyser tous ces points, un par un, en cherchant, à chaque fois, à valider l’hypothèse avant de conclure sur la dangerosité de l’avènement de ce pouvoir en France.



  1. S’emparer de l’appareil d’État










La technique de base du coup d’État consiste à s’emparer des organes centraux de l’administration et en l’occurrence, des institutions de la République. Les auteurs, nous disent les spécialistes, appartiennent le plus souvent eux-mêmes, aux structures étatiques. Nous y sommes.


Qui sont les commanditaires ?



Il ne fait plus de doute maintenant que c’est François Hollande et son homme de confiance, Jean Pierre Jouyet, le Secrétaire Général de l’Élysée, qui sont à l’origine du projet qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État.
Hollande et Jouyet sont amis depuis 35 ans, des bancs de l’ENA jusqu’à l’Élysée. Les deux hommes se rencontrent à 23 ans. Ils viennent de réussir le concours de l’École Nationale d’Administration et doivent effectuer leur service militaire ensemble, à Coëtquidan, où ils partagent leur chambre avec Michel Sapin. Les trois jeunes hommes se lient d’une forte amitié qu’ils entretiennent sur les bancs de l’ENA (la promotion Voltaire). Hollande déborde d’initiatives, et souvent, Jouyet accepte de le seconder dans ses projets. À la sortie de l’ENA, lors des affectations, François Hollande, classé 8e, laisse le dernier poste accessible à l’Inspection générale des Finances à Jean-Pierre Jouyet.


Leur amitié n’a jamais été mise à mal. Quand en 2014, Jouyet prend les fonctions de secrétaire général de l’Élysée, il déclare : « c’est l’aboutissement de ma vie publique et d’une vie avec lui». Et de préciser : «« Pendant les réunions, je suis secrétaire général, après je redeviens le copain, on sépare ce qui est public et privé de façon plus simple que ce que je croyais» Il promettait alors pour conclure: «Je suis là pour le servir, pas pour le gêner. Je l’ai gêné une fois, cela n’arrivera plus ».
La gêne dont parle Jouyet, c’est quand il a accepté d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, au poste de secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. François Hollande l’aurait très mal pris. « Mal pris » étant sans doute un peu fort…


Pour quel scénario ?



Hollande et Jouyet sont loin d’être des tendres, il faut que ce soit bien clair pour tous les lecteurs. Ce sont de fins observateurs – et acteurs – de la vie politique. Ils en connaissent les rouages, les stratégies, les us et coutumes, les trahisons et les fidélités.


Media et journalistes sont les instruments de leurs stratégies politiques et ils ont fait l’objet de manipulations constantes qu’ils ont parfois du mal à déjouer, tant leur connivence est forte et parfois incestueuse avec le pouvoir. C’est un jeu que maitrisent parfaitement les deux amis.


Pour Hollande et Jouyet (et d’autres qui leurs sont proches) ce n’est pas l’économie qui est en crise, mais le système politique.



Chez nos concitoyens, la rancœur est à son comble. « Cela fait plus de 40 ans que le libéralisme est au pouvoir, plus de 40 ans qu’on leurs demande de se serrer la ceinture, ceux là promettant des jours enchanteurs sans jamais qu’ils arrivent. 1000 milliards de déficit public en 10 ans (Sarkozy/ Hollande cumulé) disent-il, 10 millions de chômeurs et précaires, des pauvres de plus en plus pauvres, des riches de plus en plus riches ». Ils sont au bord de l’explosion et ne trouvent leur salut que dans des discours qui consistent à tirer un grand trait sur le passé. Force est de constater que nous sommes arrivés, aujourd’hui, à un point de rupture.


Les deux amis  en sont , évidemment, conscients et pour eux, l’heure est grave. Il apparait, dès lors, trop dangereux de ne pas intervenir sous peine de laisser les « populismes renverser la table ». Il faut agir vite, trouver l’antidote et résoudre la crise.


Ils font, assez tôt, le constat qui s’impose : il faut à tout prix poursuivre la politique économique engagée depuis plus de 5 ans et continuer l’intégration du pays dans l’Europe et dans l’économie mondiale. Mais ni François Hollande, ni Manuel Valls ne sont en capacité de le faire. Ils sont, l’un et l’autre, rejetés par l’opinion publique. Pour eux, ils agissent dans l’intérêt du pays et c’est dans l’intérêt du pays qu’ils doivent s’effacer pour pérenniser « l’œuvre » qu’ils ont entreprise.
La solution, c’est Jouyet qui l’a dans sa manche depuis un certain temps: c’est Emmanuel Macron! Hollande n’est pas chaud. Il doute de la fiabilité du jeune banquier.


Jeune et avenant, une tête bien faite, cursus parfait, bien conditionné sous la férule de Jouyet et d’Attali, faisant consensus chez les patrons des multinationales et de la finance mondiale, adoubé par les américains, les anglais et les allemands, inculte politiquement et donc facilement contrôlable, un tantinet imbu de sa personne, il est le candidat idéal pour ce coup de force. Sa feuille de route est rédigée : appliquer une politique européenne libérale et atlantiste en matérialisant une alliance gauche/droite, poursuivre la politique économique engagée et l’inscrire durablement dans l’avenir du pays en créant un grand parti démocrate et « progressiste », à l’issue des élections. Gageons qu’il n’ a pas fallu longtemps pour convaincre Macron.
Ce fut un peu plus difficile pour Hollande. Mais après l’avoir rassuré, Jouyet met Macron sur les rails très vite afin d’éviter qu’il ne soit contraint de se présenter à la primaire de la gauche. Il lui conseille de créer un mouvement plutôt qu’un parti car « compte tenu de l’ambiance, c’est préférable »…


Et Valls ?



Tout comme Hollande, Valls est, pour l’instant, mort politiquement. Il le sait, les sondages ont parlé. Sa désignation comme candidat ferait perdre le camp libéral. Sa mission est alors de représenter le courant libéral à la primaire de la gauche. Pourquoi ? Simplement pour calmer les libéraux du parti et éviter qu’on fasse pression sur Macron pour qu’il participe à la compétition. Car si ce dernier se présentait à la primaire, il serait battu et anéantirait, du même coup, les chances de réussite du projet. Mais pas seulement. La présence de Valls va aussi permettre d’estimer la force du camp libéral du parti et donc celle de  la solidité de la colonne vertébrale du futur « mouvement centriste », car sans eux, le nouveau parti ne serait qu’une coquille vide.


Hollande et son ami sont parfaitement informés de l’état d’esprit de la majorité des militants socialistes, et du désamour profond qu’il règne à l’égard de la politique gouvernementale. Ils sont quasiment certains du résultat de la primaire et de l’éviction de Valls. Mais,  dans le doute, ils vont miser sur Hamon. Pourquoi ? Encore une fois, l’élection de Valls serait contre productive. Hamon est celui qui cristallise l’aile gauche du PS et qui peut empêcher le « populisme » (cf. les objectifs de la NED) de gauche de progresser en le divisant. En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré carré.
Comme prévu, c’est ce qui  va se passer.



Hamon est élu candidat. Les soutiens de Valls rejoignent, officiellement ou pas, un à un, le camp Macron et Valls lui même ne tardera pas. Le PS  sera réduit à sa plus simple expression et ne servira, à l’avenir, qu’à entretenir la division parmi les tenants de la gauche de transformation sociale, laissant ainsi le champ libre aux centristes pour mener à bien leurs desseins.
Le scénario à gauche et au centre est donc réglé. Il faut maintenant s’occuper des conservateurs.


La primaire de droite est incertaine. Une confrontation Sarkozy/ Juppé est pour Hollande et Jouyet du pain béni. Il y a des arguments pour les discréditer aux yeux de l’opinion publique. Et au besoin, on  peut à en fournir d’autres. Mais le destin leur sourira. C’est Fillon qui sort vainqueur. Il suffit de lui porter l’estocade. Une « bonne âme » téléphone au Canard Enchainé. On connaît la suite. L’Histoire nous dira qui était à l’origine de cette affaire. Mais, avec un peu de perspicacité, si ce ne sont pas les deux dont il est question ici, puisqu’ils démentent, il ne fait nul doute qu’un de leurs aficionados, ayant compris le sens de l’Histoire, s’est chargé de la basse besogne.


L’affaire est réglée. Les conservateurs sont hors champs.



Reste l’extrême droite. Rien de plus simple. Depuis Mitterrand, les socialistes savent s’en servir. Il faut tout faire pour que Marine Le Pen atteigne des sommets. « On » fait ce qu’il faut pour minimiser ce qui peut l’atteindre (cf. les affaires financières) et « on » dose savamment sa diabolisation. C’est Hollande qui sera le chantre de la lutte contre le FN dans cette séquence.


Les socialistes et les «populistes » de gauche neutralisés, les conservateurs anesthésiés, une confrontation Le Pen/Macron est donc probable. Une fois encore, le réflexe républicain écartera l’extrême droite …c’est donc boulevard et tapis rouge pour Macron.


Hollande et Jouyet ont dû discrètement échafauder ce scénario, un soir, autour d’un verre de champagne (Taittinger, épouse de Jouyet oblige) au cours de leurs vacances d’été car depuis de nombreuses années les couples Hollande et Jouyet se fréquentent régulièrement et partent en vacances ensemble. Petite précision qui n’est pas sans intérêt parce qu’elle situe bien la proximité de ces deux personnages. On ne part pas en vacances avec n’importe qui.


Vous pensez que ce sont des élucubrations ? La réponse est contenue dans une autre question : peut-on naïvement penser que ces deux là n’ont pas mis en commun leurs cerveaux pour monter cette opération ? Pour ceux qui sont éloignés de ce milieu peut être, mais pour les autres, les acteurs et observateurs politiques avisés, eux, savent qu’ils en sont parfaitement capables et qu’ils l’ont fait.


Et pour ceux d’entre vous qui en doutent encore, la lecture des faits, présents et à venir, devra suffire à attester, à peu de chose près, la véracité du propos.


Les théoriciens



Qui sont ils ?



C’est Aquilino Morelle qui va dévoiler le pot aux roses. C’était en avril 2014, cet ex conseiller de François Hollande (il était l’une des plumes des discours présidentiels) venait de quitter l’Élysée après la révélation de ses liens présumés avec l’industrie pharmaceutique et de sa passion pour les chaussures bien cirées. Dans la presse, il accusait l’entourage du chef de l’État d’avoir monté toute l’affaire pour l’éliminer politiquement parce qu’il était trop à gauche. « Les Français ont voté pour le discours du Bourget, pas pour le programme des Gracques, dit il, ce sont leurs idées qui sont aux commandes tout simplement! Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, en est membre. Emmanuel Macron, je n’en sais rien, peut-être. Mais il n’a pas besoin d’y adhérer; il est totalement en symbiose avec eux ». Et de conclure : « Oui, c’est bien leur programme qui est appliqué aujourd’hui. Un programme pour lequel les Français n’ont pas voté ».


Mais qui sont ces gens dont parle Aquilino Morelle ?



Le nom « Gracques » a été donné à deux frères et hommes d’État romains Tiberius et Gaius Gracchus renommés pour leur tentative infructueuse de réformer le système social romain (espérons que leurs contemporains aient le même succès !)
« Les Gracques » d’aujourd’hui, c’est un petit groupe d’hommes d’affaires, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels qui s’activent depuis 2007 dans les coulisses du pouvoir pour convertir la gauche française au libéralisme. Pour la plupart, ils occupent des postes hauts placés, souvent dans des banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement. Tous ont fait au moins l’ENA ou HEC. Anciens du PS, pour beaucoup d’entre eux, ils ont peuplé les cabinets ministériels des années 1980 et 1990, servant les socialistes « modernes », Rocard surtout mais aussi Jospin, Fabius, Bérégovoy ou Strauss-Kahn. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont déserté le service de l’État pour rejoindre (ah ! le pantouflage! ) le monde de l’entreprise. Ils y ont gagné beaucoup d’argent mais sans jamais abandonner tout à fait la politique. Aujourd’hui, ils sont dans les coulisses du pouvoir et ils ont des ramifications qui vont jusqu’au plus haut sommet de l’État.


Il est quasiment certain que c’est Jean-Pierre Jouyet qui a cofondé ce groupe semi-clandestin. L’ASPEN et la NED ont déterminé son cadre idéologique (lire « Macron ciblé par la CIA ? »). Voici ce qu’il dit  à propos de l’action des Gracques à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012 et ensuite. Lisez bien, car c’est tout simplement époustouflant:


« L’approche des Gracques entre les deux tours, celle d’un rapprochement des réformistes et des sociaux-démocrates, était préconisée aussi par Ségolène Royal. Elle n’a pas fait l’unanimité au PS. J’en ai pris acte. Nicolas Sarkozy m’a demandé de m’occuper de l’Europe. J’ai constaté que ce n’est un enjeu ni de droite ni de gauche, mais qu’il répond à un impératif national. J’observe qu’il s’est lancé dans une politique de réforme que les Gracques appelaient de leurs vœux. (!!!) Je remarque que l’homme a l’énergie nécessaire pour les mener à bien et qu’il est loin de la caricature de l’ultralibéral qu’on avait dessinée de lui ». Jouyet laudateur de Sarkozy ! Et maintenant Valls qui propose ses services à Fillon…No comment.



On y trouve des gens comme Roger Godino, Guillaume Hannezo, Gilles de Margerie, Ariane Obolenski, François Villeroy de Galha, Erik Orsena, Denis Olivennes directeur général d’Europe 1 et Lagardère Active (Paris-Match, JDD, Newsweb), Matthieu Pigasse, responsable monde des fusions acquisitions (fusac) et du conseil aux gouvernements de la Banque Lazard dont il est directeur général délégué en France. Il est propriétaire et président des Nouvelles Editions Indépendante qui contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova et actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post. Bernard Spitz, président de la Fédération Française de l’Assurance regroupant la Fédération française des sociétés d’assurance et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance. Il préside également le Pôle International et Europe du MEDEF. Mathilde Lemoine, macro économiste Group Chief Economist chez Edmond de Rothschild Group et membre du Haut Conseil des Finances Publiques…et il y en a d’autres du même calibre.


Et qui participe aux travaux des Graques ? Cohn Bendit et…. Macron !



Les économistes.



Ce sont les mêmes que ceux de François Hollande !



Les économistes qui conseillent Macron aujourd’hui, sont les mêmes, exactement les mêmes, que ceux qui conseillaient Hollande en 2012. Ils faisaient partie du premier cercle et se nommaient  le « groupe de la Rotonde ». Il y avait Jean Pisani-Ferry , le boss, Philippe Aghion, Elie Cohen, Gilbert Cette, Jean-Hervé Lorenzi, les porte flingues et ….Emmanuel Macron.


On ne change pas une équipe qui gagne. C’est tout naturellement que l’Eysée demande à Pisani – Ferry, en janvier 2017, de prendre en charge le programme et les idées du mouvement de Macron. Et ce sont les mêmes fantassins qui vont l’épauler : Cohen, Cette, Lorenzi, Aghion.


Mais, arrêtons nous, un instant, sur Pisani-Ferry, l’alpha du groupe, pour bien comprendre la doctrine et les enjeux.


Jean Pisani-Ferry n’est pas n’importe qui et son influence sociale libérale européiste est grande dans le milieu. Il est un fervent défenseur d’un gouvernement mondial de l’économie au même titre que Jacques Attali. Il a été commissaire général de France Stratégie (ex commissariat au Plan) de mai 2013 à janvier 2017. Auparavant il a été directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales, conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, président délégué du Conseil d’analyse économique mis en place par Jospin, expert pour la Commission européenne et …le FMI. Autant dire qu’il est calibré.


Cependant, on ne peut cerner correctement cet économiste sans citer le cercle de réflexion « Bruegel » qu’il a cofondé il y a quelques années…


Le think tank Bruegel (sis à Bruxelles) est un centre de recherche qui couvre l’ensemble du champ des politiques économiques. Il est dirigé et financé sur la base d’un système de gouvernance associant des États membres de l’Union Européenne et des multinationales dont Areva, Deutsche Bank, Deutsche Telekom, EDF, Ernst & Young, Erste Bank Group, GDF Suez, Goldman Sachs, Google, Microsoft, Novartis, Pfizer, Renault, Samsung, Syngenta etc.


Président actuel Jean-Claude Trichet ex président de la BCE. Membre d’honneur d’Aspen France (Jouyet en est le président d’honneur), membre du comité de direction du groupe Bilderberg et président en exercice du groupe européen de la commission Trilatérale . Il est membre du conseil d’administration de EADS où il représente… les actionnaires. Pour l’universitaire Frédéric Lebaron, Jean-Claude Trichet « est le plus célèbre et le plus influent d’entre tous » les experts issus de l’inspection des finances, le vivier de Jouyet.


Président d’Honneur Mario Monti, ex commissaire européen et ex président du groupe européen de la Commission Trilatérale.
La boucle est bouclée. Nous sommes ici au cœur du réacteur des idées que Hollande et Macron ont puisé pour définir leur politique économique.



Les soutiens.



Les grandes fortunes de France choisissent Macron .



« Je lui ai fait rencontrer des milieux d’affaires, on a eu des réunions en Angleterre et il y aura des contacts directs entre Emmanuel Macron et la présidence des États-Unis» disait son mentor le richissime rocardien  feu Henry Hermand.
Mais Macron va aussi être présenté au « Tout Paris » par Jean-Pierre Jouyet, son parrain, qui dispose d’un carnet d’adresse aussi gros qu’un Larousse.


Jouyet a épousé en seconde noce Brigitte Taittinger (le champagne), ex- PDG des parfums Annick Goutal et actuellement directrice de la stratégie de Sciences Po. Les témoins du mariage furent François Hollande et feu Christophe de Margerie, le PDG de Total. 12ème patron du CAC 40. Quand on saura que Jouyet a été nommé en 2008, par Sarkozy, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et que tous les patrons du CAC 40 sont venus le voir dans son bureau, on aura tout dit…
Parmi les dix personnes les plus riches de France, quatre soutiennent officiellement Macron : Bernard Arnaud ( 1er fortune de France), François Pinault (4ème), Patrick Drahi (5ème ), Xavier Niel (9ème). Seul Serge Dassault (3ème) ne s’est pas prononcé officiellement mais il encense Macron et Le Drian, ministre de la défense. Et pour cause. Il a un business à faire tourner. A ceux là, il faut ajouter, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Arnault Lagardère et ceux dont on ne connaît pas le nom car Macron ne souhaite pas publier la liste de ses donateurs. On comprend pourquoi.


Le choix du candidat



 » Macron, c’est entre nous, non pas simplement une question de hiérarchie – il sait ce qu’il me doit – mais une question de loyauté personnelle et politique » François Hollande – avril 2016.




Dans une publication précédente (« Macron ciblé par la CIA ») il est décrit avec précision comment cet homme a été choisi et porté au cœur de l’appareil d’état par des membres de l’oligarchie politique et affairiste en moins d’une dizaine d’années. Mois après mois, il a été façonné pour répondre exactement au calibrage des idées politiques de ses parrains, des « sociaux libéraux internationalistes » disent – ils avec pudeur…en fait des néo conservateurs mondialistes conformes à l’idée que se font les Etats Unis de ce que doivent être les démocraties occidentales.


Macron a été amené à devenir secrétaire général adjoint de l’Élysée, l’un des plus proches conseillers du Chef de l’État. Puis Ministre de l’Économie. Son recruteur et mentor politique, Jean-Pierre Jouyet est aujourd’hui Secrétaire Général de l’Élysée, autant dire le cœur de l’appareil d’État


Cette ascension, pour le moins épique, rappelle étrangement la pièce de théâtre  » La Résistible Ascension d’Arturo Ui  » de Bertolt Brecht…(à voir ou à lire impérativement)


Macron, intelligent mais immature…



Le profil psychologique et physique du candidat est très important pour ce projet. Il faut qu’il soit présentable, malléable et qu’il reste sous influence. Une forte personnalité aurait été contre productive et impossible à gérer.



Feu Henry Hermand, son mentor (lire « Macron ciblé par la CIA) , le connaît bien. C’est lui qui lui a mis le pied à l’étrier en politique. Voici ce qu’il en dit en septembre 2016, il y a donc 6 mois : « Il n’a jamais pris une décision importante sans m’en parler. Sur le plan politique, Emmanuel est trop jeune, il a besoin d’être recadré sur des connaissances historiques. Son épouse, est très présente à ses côtés. Elle a orienté ses lectures, joué un rôle dans ses cercles d’amis, veillé à ce qu’il ne se disperse pas ».


Hermand l’infantilise, et de façon anecdotique, il raconte un peu agacé : « Ce désir qu’il a de serrer toutes les mains qui se présentent à lui, même de ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, est regrettable. Avec sa femme, on veut freiner ses tentatives de trop convaincre, on lui dit de se calmer!». Et il conclut en soulignant sa dépendance financière  et psychologique ( ?!)


C’est ce qu’en pense aussi l’entourage de Hollande qui le connaît bien ; « Macron apparaît comme un homme sous influences multiples » disent-ils. Espérons qu’il ne se perde pas…
La description psychologique qu’en font ses proches correspond exactement à l’objectif de ses traitants. Ce qui prouve, s’il en est encore nécessaire, que Macron est un personnage créé de toute pièce pour servir des intérêts puissants. Cette personnalité ne pouvait pas habiter un physique ingrat. Dents blanches, bien coiffé, « tête de premier de la classe » dirait Coluche, costumes de bonne facture, séducteur et charmeur, Macron est l’image même du quarantenaire qui a réussi. Il a sa « Rolex » au poignet.


Pour conclure ce chapitre, écoutons encore une fois ce que dit Henry Hermand : « Il incarne une tendance, il ne faut pas que ce soit personnalisé, il ne faut pas que ce soit M. Macron, il n’a pas d’expérience politique. Je demande qu’on mette en place un comité politique et non pas un comité de parrainage. Macron ne sera candidat que s’il a un mouvement d’opinion suffisamment fort avec des appuis politiques important et il ne fera déclaration de candidature que s’il dispose d’appui suffisant »


2) Le contrôle des media.



Justement. Le candidat dispose maintenant d’un bon encadrement politico-économique, il faut susciter  un mouvement d’opinion autour de lui. D’aucuns vont s’attacher à le provoquer.
Si la quasi totalité des media est acquise à la cause, c’est bien sûr parce que la dizaine de milliardaires qui soutient Macron en est propriétaire à 90%.


Voici ce qu’en dit Daniel Schneidermann (Arrêt sur Image) : « S’agissant de Macron (…) Xavier Niel et Pierre Bergé, copropriétaires du groupe le Monde, lui ont plus ou moins publiquement déclaré leur flamme. Rien, dans ce que l’on sait de lui, et du peu que l’on sait de son programme, n’est de nature à effaroucher MM. Dassault, Arnault, Pinault, Lagardère, Bolloré ou Drahi. Ce qui ne signifie pas que les oligarques français soient pendus au téléphone chaque matin pour commanditer des unes, des éditos, ou des sondages favorables. Simplement, par capillarité intellectuelle, ils ont nommé à la tête des rédactions de «leurs» médias des journalistes macrono-compatibles, éventuellement macrono-indifférents, en tout cas jamais macrono-opposés, encore moins macrono-hostiles ».


Macron ne laisse rien au hasard. Il a organisé sa communication privée.


« Les politiques sont devenus un bon filon pour la presse people », analyse Marion Alombert, rédactrice en chef de ‘Voici’. « En ce moment, les Macron ont le vent en poupe. Leur couple intrigue, accroche. Et ils ont compris qu’une exposition bien gérée est une publicité efficace. »


Et Sylvain Fort, un porte parole « d’En Marche », de rajouter : « Il y a un contrat d’exclusivité moral avec Bestimage ( agence people des stars). Cela permet de mieux maîtriser leur image, le choix des photos qui circulent sur eux. Quand ils sont victimes de paparazzi, ils font appel à un photographe de l’agence, ils sont sûrs, ainsi, d’avoir des clichés plus avantageux. »
Résultat : en un an, dix couvertures de « VSD », quatre de « Paris Match », deux de « Closer » une de « Voici ». Quand on constate un tel matraquage médiatique autour de ce candidat, Il n’y a  plus rien à ajouter.


Petite précision: Michèle Marchand la directrice de Bestimage, fait partir du staff communication de la campagne….


3) Contrôle de l’opinion publique.



Il est utile de rappeler ici les recherches du sociologue Patrick Champagne sur les sondages. Son travail s’est articulé autour du problème central, en science politique, de l’analyse des formes de légitimation de la représentation politique.
D’une critique des logiques qui sont au principe de la mesure de l’opinion publique par les sondages, on est passé à une réflexion qui tente d’appréhender les effets, sur le champ politique, de la croyance en ces instruments. Cette évolution, qui se veut proche de l’évolution même de l’influence des sondages d’opinion sur les pratiques politiques, constitue le centre de la problématique du sociologue qui prend au sérieux les professionnels des sondages, même ceux qui sont peu sérieux scientifiquement, en les prenant au moins comme objet.


Champagne démontre que la croyance dans l’efficacité des sondages à exprimer « l’opinion publique » est indissociable d’une transformation des règles du jeu politique et particulièrement de l’importance croissante qu’on prit les journalistes et les spécialistes en communication. Ainsi, s’est mise en place la croyance selon laquelle « faire de la politique » c’est, notamment grâce à «une bonne communication», se situer le plus haut possible dans les cotes de popularités ».


On y est quand Macron ne déclare avoir nul besoin d’expérience politique et encore moins de programme pour être candidat. Il suffira pour lui d’avoir une bonne côte de popularité. Jouyet et Hollande l’ont bien compris. Ce sont eux et les économistes qui réfléchissent pour lui. Seule l’image compte, car si on entre dans le dur du programme, on s’apercevra rapidement de quels ventriloques Macron est le nom.


Et en voici la parfaite illustration :



Macron est intégré pour la première fois dans un sondage pour les élections présidentielles en janvier 2016. Le Monde titre : « Sondage : Emmanuel Macron préféré à Manuel Valls ou François Hollande pour 2017 » et en sous titre « Un sondage Odoxa pour « Le Parisien/Aujourd’hui en France » estime que le ministre de l’économie pourrait devancer le premier ministre et même le président ». Il est placé d’entrée de jeu à 22%.


Mais qui sont les commanditaires de ce sondage – test ?


Sans aucun doute le staff de Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire du « Parisien/ Aujourd’hui en France ». Signalons que Nicolas Bazire, proche de Sarkozy, est l’un des administrateurs de LVMH en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS. Mais ce qui est le plus intéressant ici, c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild…Il connaît très bien Macron avec qui il a travaillé dans la même banque. Quant à Odoxa, les deux fondateurs sont d’anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et… le fond d’investissement Rothschild ont été actionnaires.


Ce sont donc des proches de Macron qui l’ont mis en selle. On se doute bien à la demande de qui.


Curieusement sa côte moyenne était de 17% dans les sondages tout au long de l’année 2016. Elle a bondi de 7 points en janvier 2017, à 24% pour arriver à 26% des intentions de vote en mars, le plaçant en tête de tous les sondages. Et comme on sait que les élections se jouent dans les trois mois qui précédent les élections, on comprend mieux ces scores…


Il en sera de même, bien sûr, pour Marine Le Pen, challenger indispensable à la réussite du coup d’État. Elle est créditée de 25% des intentions de vote. Normal.


En cherchant un peu on constate que plus de 80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Autant vous dire que, celui là, il connaît la musique.



Dans un article de l’inénarrable  « Décodeur » du quotidien le « Monde », soutien inconditionnel de Macron, des journalistes dénoncent les accusations qui sont portées à l’encontre de Macron quant à sa proximité avec les instituts de sondage. Selon eux, les informations publiées sur le sujet sont fausses, erronées ou ne sont plus d’actualité. C’est possible, mais la majorité des instituts de sondage appartient à des milieux financiers  (fonds d’investissement, grandes entreprises, publicitaires etc…) dont est issu Macron et dont la proximité politique, elle,  ne fait pas de doute.


4) Le contexte international



L’important, pour s’assurer de la réussite d’une prise de pouvoir c’est de ne pas froisser ses alliés. En tous les cas, il faut leur donner des gages de non agression. Dans le cas contraire les auteurs s’exposent à une déstabilisation. Il faut donc que les planètes soient alignées. Pour Macron, ses parrains ont rassuré tout le monde. Le candidat reste bien dans l’orbite assignée : atlantiste et européiste, deux points d’un équilibre indispensable.


5) La régularisation du coup d’État



Enfin, il s’agira de valider la démarche par les élections. Ce sera relativement simple. Si le scénario arrive à son terme, Marine Le Pen sera en face d’Emmanuel Macron. Les commanditaires joueront sur la fibre républicaine et rafleront la mise.


CONCLUSION PROVISOIRE



En analysant chaque phase, nous pouvons dire maintenant, sans l’ombre d’une hésitation, si l’on s’appuie sur les  paramètres donnés par les experts, qu’il s’agit bien d’un coup d’État, ou pour l’heure, d’une tentative de Coup d’État…Dans l’intérêt de nos concitoyens et celui de notre pays, il vaut mieux qu’elle n’arrive pas à son terme…


Il est essentiel de laisser la parole à Hervé Kempf, le rédacteur en chef de Reporterre  qui est l’auteur d’un ouvrage remarquable sur l’oligarchie et qui connaît donc bien le sujet.


« Les conditions d’un bon exercice de la démocratie sont largement altérées. La délibération libre est viciée par le fait que les médias sont massivement contrôlés par l’oligarchie. Le choix majoritaire est tronqué par le poids des lobbies voire, parfois, par le déni pur et simple du choix populaire, comme lors du référendum de 2005 sur l’Europe. Mais aujourd’hui, le capitalisme ne considère plus la démocratie comme indispensable à son existence, il la rejette même de plus en plus nettement puisqu’elle conduit logiquement à la remise en cause des pouvoirs en place.


Le respect des droits de l’homme et des libertés publiques est bafoué au nom des politiques anti migratoires. Le pouvoir politique est subordonné aux puissances financières.


En fait, les classes dirigeantes nous font entrer dans un régime oligarchique, où un groupe de personnes contrôlant les pouvoirs politique, économique et médiatique, délibèrent entre eux puis imposent leurs choix à la société.
Or l’oligarchie actuelle cherche avant tout à maintenir sa position privilégiée. A cette fin, elle maintient obstinément le système de valeurs organisé autour de la croissance matérielle et de la surconsommation – un système qui accélère notre entrée dans la crise écologique. »


L’heure du choix de société a sonné…







Référence :


  • « L’opinion publique n’existe pas », Pierre Bourdieu, Les Temps modernes, n°318, 1973



  • « Faire l’opinion. Le nouveau jeu politique », Patrick Champagne, Paris, Minuit, coll. « Le sens commun », 1990



  • L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, Hervé Kempf Seuil, Paris, 2011,



  • Edward Luttwak Le Coup d’État : manuel pratique, Paris, Éd. Robert Laffont, 1969



  • Louis Calaferte Droit de Cité, Paris, Ed. Gallimard 1999

Extra Lucide
Invité


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Joyeuses Pâques les gens !

Message par Extra Lucide le Ven 14 Avr 2017 - 14:36

     



JEAN-LUC MELANCHON PRESIDENT ?


PIGA dans Politique Internationale 28 Mars 2017







Avant propos



Il est rare que l’on sente un frémissement aussi favorable pour un candidat dans une élection présidentielle à quelques semaines de l’échéance. Mais, c’est un fait. Il est en train de se passer quelque chose autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Le « matraquage » médiatique repoussoir d’Emmanuel Macron, l’exécution en règle de François Fillon, la poussée quasi extatique de Marine Le Pen, et la mise à l’encan de Benoit Hamon par ses propres amis, laissent penser que celui qui tirera son épingle du jeu sera le candidat de France Insoumise.


Voici ce qu’écrivait « Challenges »  le 27 mars « On constate donc une réelle dynamique en faveur de Jean-Luc Mélenchon, une montée positive qui se fait au détriment de Benoît Hamon et d’Emmanuel Macron. Pour le premier, l’effondrement de sa visibilité et son affrontement direct sont des explications claires. Pour Emmanuel Macron c’est plus surprenant car la logique s’inverse. Le leader d' » En Marche!  » doit y prendre garde. Les ralliements, le programme, les actes de communication sont autant de prétextes à comparaison avec jean-Luc Mélenchon, avec des réponses parfois décalées et souvent positives pour le candidat de la  » la France insoumise  » qui apparaît comme le plus anti-système. Un argument pour des citoyens qui recherchent un candidat pour qui voter! »


 Les sondeurs commencent –ils à sentir le vent tourner?



Ne nous voilons pas la face, même si cela peu paraître impossible pour d’aucuns et nonobstant l’analyse des media, tous inféodés et donc peu crédibles, il faut bien se rendre à l’évidence : Mélenchon a une chance certaine d’être au second tour des élections présidentielles françaises en 2017. Une vague de fond est en train de monter à 3 semaines de l’échéance…personne ne peut imaginer quelle force, ni quel effet elle aura, mais elle risque de surprendre!
 

ÉTAT DES LIEUX





 

Marine Le Pen, en tête de tous les sondages…un peu gonflés, non ?



Marine Le Pen a une base électorale, c’est maintenant incontestable. Elle se situe aux alentours des 20 à 22%. Sûre de son accession au second tour, elle n’en « fait pas des tonnes » et gère sa campagne de façon assez soft. Dans ses meetings, pas de participation pléthorique, pas de débordement, tout est contrôlé et aseptisé, surtout ne pas commettre d’impairs ! A contrario de François Fillon, ses affaires financières l’ont simplement effleuré, sans jamais l’affecter. Sa prestation au débat télévisé des « grands candidats » du premier tour n’a pas été vraiment appréciée bien qu’elle fût assez convaincante pour un public loin d’être négligeable.


Tout se passe comme si Marine Le Pen se laissait porter par les événements. Et elle a raison. L’ensemble des média et des sondeurs lui fiche une paix royale. Elle est créditée de 24 à 27% d’intention de vote dans les sondages. Ils sont surfaits, c’est sûr, mais c’est évidemment utile qu’ils le soient.


Elle se révèle être la concurrente « indispensable » à affronter au second tour. L’espoir, bien entendu, étant de la battre, le réflexe républicain devant nécessairement jouer… Selon certains ce serait une formalité. Méfions nous de ce genre d’assertion…


L’exécution de François Fillon.



Fillon est sorti de la primaire comme le diable sort de sa boite. Ce fut une surprise pour tout le monde. Vînt alors son programme pour le moins conservateur et assez sévère (trop ?) dit-on, quand d’autres l’estiment pire que celui de Sarkozy, c’est dire !


Mais ce n’est pas le programme de Fillon qui a fait basculer son électorat potentiel dans l’horreur, ce sont les affaires. Et sans se prononcer sur le fond, il faut bien dire que la forme fut autant (bizarrement) opportune que violente.


Qui peut bien en vouloir à Fillon à ce point ? Qui a intérêt de l’écarter de la compétition ?


Les media et les sondeurs ne l’ont pas raté, non plus (et pour cause…) Résultat : chute dans les sondages…et une partie de son électorat qui doute. Fillon est donc en danger.


Emmanuel Macron, l’idiot utile du PS !



Plus personne n’est dupe aujourd’hui : Macron a été mis en selle par Hollande et son entourage.


Hollande et Valls ont été virés comme des malpropres des sommets sondagiers, les reléguant au rôle de soutier. Ils n’allaient pas se présenter pour prendre une veste, fût elle une Louis Vuitton et faire perdre les intérêts européistes et atlantistes qu’ils ont défendus durant tout le long du quinquennat…. Ceux là ont réussi le tour de force de convaincre le ban et l’arrière ban des grands patrons et des banquiers – les mêmes qui détiennent média et instituts de sondage – que le seul candidat à soutenir était leur poulain. Et pour être sûr de l’emporter, ils ont décidé de rassembler sur son nom le centre droit et les libéraux du PS. Belle manœuvre!


Résultat. Macron est second dans tous les sondages, juste derrière Marine Le Pen. Dans ce camp, on se frotte déjà les mains.
Mais temporisons cet enthousiasme un peu puéril et disons la vérité :



D’une part, la campagne de ralliement des élus libéraux de gauche à Macron est un échec. Elle est dévorée par la discorde dans le camp socialiste qui est largement visibilisée. De plus, Macron n’a pas de base électorale et ce n’est pas les quelques élus et ministres qui le soutiennent qui le lui fourniront.


D’autre part, et c’est là l’essentiel de l’aveuglement des promoteurs,  Macron personnifie tout ce qu’exècre aujourd’hui le français de la rue : «  les riches, les banquiers, les énarques, les économistes, l’Europe, l’OTAN, la bourgeoisie, la télé, les journaux, les sondages, le PS, Hollande et Valls, Sarkozy et El Khomry, la disparition des médecins, de la poste, des écoles, des transports dans les zones rurales, les paradis fiscaux, les « Cahuzac » et les affaires financières des élus, etc. »…la liste est longue…


Hormis le « petit peuple » qui regarde Macron comme on regarde le serpent Kaa du livre de la Jungle, ceux qui le soutiennent ne vivent qu’entre eux et s’imaginent que ce qu’ils vivent, c’est la vraie vie. Ils sont convaincus que les français soutiendront Macron massivement.


Et comme ils pensent – sincèrement – que l’électeur est un crétin, ils lui injectent chaque jour une dose de macronite en espérant que la maladie sera contagieuse et surtout qu’elle libérera des parts de cerveaux disponibles pour leur nouveau messie.


Seulement voilà, ces gens là ne retiennent jamais les leçons de l’Histoire tant ils sont aveuglés par leurs intérêts et par leur intelligence dont ils sont persuadés qu’elle n’est pas celle du commun des mortels. Toutes les études faites jusqu’à ce jour nous mettent en garde contre les lectures simplistes selon lesquelles la quantité d’information soumise est le critère décisif pour apprécier l’impact des médias sur un événement. Elles soulignent aussi, par voie de conséquence, que l’effet de la communication politique est toujours aléatoire.


La preuve qu’elle n’est pas aussi efficace qu’on le prétend, c’est la campagne référendaire de 2005 sur le TCE (traité pour une constitution européenne) où l’incroyable et indécent battage médiatique pour le « Oui » avait provoqué l’effet inverse dans la population. Ce n’est pas les mêmes enjeux diront certains grincheux. Si, justement !


Dernière nouvelle : le mardi 28 mars au soir, Valls apporte son soutien à Macron. Bien qu’il ne le rallie pas, c’est, quand même, une mauvaise nouvelle pour lui. Il semble bien que, cette fois, c’est le coup de grâce, tant la politique de Valls a été honnie.
Macron partira-t-il alors en voyage sur l’ile de Guyane à l’issue du premier tour?



Benoît Hamon, trahi par les siens ou victime consentante ?



Voilà un responsable politique qui participe, confiant, à une primaire du Parti Socialiste au terme de laquelle il fût élu pour représenter la « gauche » à l’élection présidentielle. Un mois après,  la moitié des membres de son parti, n’avalise pas le résultat de cette compétition. Et, l’un après l’autre, ils partent soutenir  le candidat d’à côté. Étonnant, non?  C’est l’histoire d’un chef qui part au combat et qui, dans le doute, se retourne et s’aperçoit que la moitié de ses troupes ne sont plus derrière lui pour la bataille. Cela en dit long sur l’honnêteté intellectuelle de ces gens là. Qui pourra leur faire confiance demain? Cela dit, on a bien compris le scénario. C’était joué d’avance. Triste fin pour un parti dont le fondement même était le fait démocratique.


Mais est il si dupe que cela le candidat Hamon ? N’est il pas là pour faire des misères à Jean-Luc Mélenchon ? Si c’est le cas, cela risque de lui coûter cher, car à la vue de sa chute dans les sondages, ses électeurs vont être tentés par un vote utile pour le porte parole de France Insoumise.


Jean-Luc Mélenchon, l’outsider devenu leader…



Ce responsable politique fait l’objet d’un engouement exceptionnel. Si ce n’est pour sa verve, ça l’est aussi pour ses convictions et son érudition. C’est un puits de culture qui laisse sur place n’importe lequel de ses challengers. Il est, pour beaucoup, au-dessus de la mêlée. Ce qui  le rend redoutable.


Chaque fois qu’il apparaît quelque part, les compteurs de vues sautent. Que ce soit à l’occasion d’émissions de télévision, de meetings, ou sur les réseaux sociaux, c’est hallucinant. Le monde médiatique cherche, évidemment, à minimiser les choses, eux qui n’ont d’yeux que pour Macron, mais on constate qu’il fait un « carton » quandil s’exprime quelque part.


Jeunes, vieux, femmes, militaires, enseignants, artisans, chefs d’entreprise, étudiants, chômeurs, religieux ou libre penseurs, policiers ou chercheurs et scientifiques etc., il rassemble sur son nom l’exact contraire sociologique des aficionados de Macron..


Dans l’imaginaire collectif de ses soutiens, Mélenchon n’est pas d’extrême gauche, ni même de gauche d’ailleurs. Pour eux, il est situé au-dessus des partis. Il n’est pas rare, dans ses discours, qu’il prenne un ton gaullien surtout quand il s’agit d’évoquer l’indépendance de la France. Et il conclut systématiquement par une Marseillaise – impossible dans un meeting d’extrême gauche – hymne auquel il a rendu ses « lettres de noblesse », celles de 1789, et cela plait. Beaucoup. Dans ces rassemblements, on agite des drapeaux tricolores comme si les gens voulaient se réapproprier les symboles de la République. D’ailleurs Mélenchon est républicain. Il n’y a aucun doute là dessus. Et, évidemment, c’est l’Internationale qu’on chante parfois…pas celle de la révolution soviétique, hein! celle de la Commune de Paris ! Est il nationaliste ? Non ! Patriote ! répond-il avec conviction. Et force est de constater que « France Insoumise » dépasse le clivage politique traditionnel. On y trouve de tout, des gaullistes historiques aux communistes post staliniens. En observant la sociologie du mouvement, on peut dire qu’il est à l’image de la France d’aujourd’hui, celle d’en bas et du milieu, celle des « sans dents » et des gens ordinaires.


« Dans une enquête parue
le 25 mars, l’institut l’institut BVA (voir en infra) accordait à Mélenchon un « potentiel haut », c’est-à-dire d’un électorat capable de voter pour lui en second choix, à 20%. Soit le niveau du « potentiel bas » de Marine Le Pen… Le député européen peut donc être rapidement confronté à un plafond, même si sa capacité à mobiliser des électeurs aujourd’hui tentés par l’abstention sera aussi déterminante. Pour l’heure, le niveau de participation mesuré par les instituts dans cette campagne reste particulièrement stable ».




Pour ceux qui en doute, il suffit de faire un tour sur les réseaux sociaux ou d’aller voir dans ses meetings pour se rendre compte de l’extraordinaire popularité de cet homme et surtout de celle du programme de « France Insoumise », son mouvement. Il est vrai qu’il promet l’avènement d’une 6ème République, ce qui séduit de plus en plus, tant les gens n’en peuvent plus de ce climat délétère.


Mélenchon, dont l’ « issue ownership » reste celui de remettre l’être humain (et non pas l’argent) au centre de l’Humanité, apparaît comme une fenêtre ouverte sur un printemps… un printemps français, celui là ! Cela se traduira-t-il dans les urnes ? Oui ! Sans aucun doute, De là à ce qu’il soit présent au second tour face à Le Pen, il n’y a qu’un pas !

Extra Lucide
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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Extra Lucide le Ven 14 Avr 2017 - 22:40



  


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Le grand chamboulateur

Message par Extra Lucide le Ven 14 Avr 2017 - 22:47


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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Keltys le Sam 15 Avr 2017 - 8:12

Quand on voit les références de cet article soit disant jounaliqtiquement intouchable, on comprend qu'avec Mélenchon, la France sera le Cambodge moderne
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Keltys

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Re: Plouf Plouf Plouf

Message par Caïman13 le Sam 15 Avr 2017 - 8:12

Le héros de Mélanchon: Chavez ! Mais regardez dans quel état ce type a mis son pays !
Et tu parles d'un printemps français ? Printemps de fosse septique oui !
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Caïman13

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Re: Plouf Plouf Plouf

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