Vendredi soir sur le plateau de France 2, le candidat du parti Les Républicains a fait un parallèle entre les affaires le concernant et celle qui, en 1993, avait poussé au suicide le Premier ministre Pierre Bérégovoy.


Des propos qui ont scandalisé son neveu, Jean-Michel Bérégovoy. Contacté par FranceInfo, il se dit "très vexé" : "vexé pour ma famille, vexé pour les Français mais aussi je pense à Pierre, c'est une honte franchement".


"Pierre Bérégovoy est quelqu'un qui venait du peuple. François Fillon est un type qui confond ses intérêts particuliers avec les intérêts de la France, son rôle d'élu avec son train de vie", estime-t-celui qui réclame à présent des excuses au candidat Les Républicains.





"C'est pas du tout les mêmes hommes et les mêmes itinéraires", s'indigne-t-il encore. "De grâce, pas de parallèles qui sont vraiment malvenus, blessants !"



Dans une autre interview accordée au "Parisien", Jean-Michel Bérégovoy explique au sujet de cette allusion à son oncle, faite par François Fillon : "Je m'attendais à ce qu'il le sorte un jour. Ça m'étonnait qu'il ne l'ait pas encore fait. Il utilise un moment de l'histoire de France qui a marqué les Français, les politiques, les journalistes. C'est un événement qui a dépassé ma famille. Il utilise ce symbole pour une tactique politique. C'est écœurant".


Et de conclure : "Quelqu'un capable d'utiliser ce qu'il y a de plus sombre dans notre histoire, des arguments aussi douloureux, aussi vils ne mérite pas d'être Président".