Après le Brexit au Royaume-Uni et la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, tous les regards étaient braqués mercredi sur la formation de Geert Wilders, dont le score aux élections législatives néerlandaises était attendu comme un baromètre de la montée du populisme en Europe, à moins de quarante jours du scrutin présidentiel en France. Selon des résultats temporaires compilés par l’agence de presse néerlandaise ANP, sur la base de 54,8 % des voix, le Parti populaire libéral et démocrate (VVD) du premier ministre Mark Rutte remporterait 32 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement. Une perte de 9 sièges, certes, par rapport aux élections de 2012, mais une nette avance sur le Parti pour la liberté (PVV) de M. Wilders, qui n’aurait, lui, gagné que quatre sièges, avec 19 élus. La participation au vote a été massive puisque 81 % des 12,9 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes, selon Ipsos. Convaincu de son « succès », M. Wilders s’est déjà positionné dans la nuit en vue de longues négociations qui commenceront dès ce jeudi. Il s’est déclaré prêt à gouverner « si cela est possible », bien que l’ensemble des autres partis aient exclu de collaborer avec lui.